Vive la ville... - Clara Kasten

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Vive la ville...

Vive la ville... - Clara Kasten

Je me suis adaptée à la vie urbaine, et pour rien au monde, je ne reviendrais à la campagne. J’y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. J’ai dû partir de mon village natal pour étudier. Ce fut une découverte, que de vivre en ville, et j’ai tout de suite apprécié de pouvoir sortir quand je le voulais, trouver des commerces ouverts jusqu’à tard la soir, rencontrer des amis plus souvent. De plus, une multitude de boutiques m’offraient des vêtements de qualité, ou à un prix bas, des accessoires originaux, ou encore, des épices variées. C’est le paradis pour une passionnée de mode, telle que moi. Dans mon immeuble, je me suis vite liée avec le voisinage. Martine a un chat angora qui aime se promener sur les toits. Gilbert aime aller dehors avant que le lever du soleil. Véronique, ma meilleure amie, peut se cloîtrer chez elle pendant une semaine entière.

Lorsque j’ai pris contact avec un planificateur financier MontrĂ©al, c’était sur les recommandations de Justine, ma voisine de palier. Mon condo me convient parfaitement. De petits volumes sont plus simples à entretenir qu’une maison. J’ai une salle de bains avec une baignoire sur pied et une douche, une cuisine qui donne sur mon salon, mais qui est isolée par une cloison vitrée, une chambre assez grande pour un lit et un bureau. Je ne veux pas avoir plus d’espace. Mon plus grand souhait, en ce moment, est de finir un mur pour séparer la salle de bains de ma chambre. C’est à Louis que j’ai demandé de venir évaluer les travaux à faire. Il loge tout en haut de l’immeuble. C’est un maçon et un bricoleur de génie, alors qu’il a un emploi complètement différent.

Cet informaticien de quarante-cinq ans est doué pour réparer tout et n’importe quoi. C’est un autodidacte qui peut parler des pièces de Shakespeare comme de plomberie. Quand il a vu mon projet sur un papier, car j’avais dessiné le résultat que j’escomptais, il a modifié certains éléments, principalement sur le revêtement et la matière de la séparation. J’avais pensé qu’il mettrait des parpaings, mais je ne connais rien en construction. Il m’a proposé des plaques de plâtre traitées pour ne pas absorber l’humidité. Avec un enduit, je pouvais recouvrir ce support d’une peinture spéciale pour les lieux exposés à l’eau. Il a donc commencé le montage du mur, et j’attends qu’il le termine pour me lancer dans la peinture.