Un jardin de rêve - Clara Kasten

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Un jardin de rêve

Un jardin de rêve - Clara Kasten

Au fur et à mesure des saisons qui passaient, c’est tout naturellement que je me mis à photographier mon jardin. Je n’avais pas eu de terrain autour de mon habitation avant d’acquérir cette maison. Je m’étais contenté, jusque-là, d’une modeste habitation avec un carré d’herbes que je tondais. Aucune fleur ne venait embellir mon modeste jardinet. Quand j’ai pu avoir un logement plus grand, je fis venir un paysagiste pour qu’il conçoive de beaux massifs. Je rêvais de roses, de graminées dorées, d’arbustes taillés à la japonaise. Comme j’avais été chanceux et bien avisé, mes investissements s’étaient révélés fructueux. J’avais donc les moyens financiers nécessaires à ce genre de projet. Tout d’abord, le paysagiste me proposa de mettre une pièce d’eau un peu plus loin, près des bois qui jouxtent la limite de la propriété.

En revenant d’une intervention dans une Clinique Dentaire Oka, où j’ai été pris en charge et soigné d’une façon merveilleuse, j’ai passé devant une maison dont le jardin correspondait exactement à ce que je souhaitais avoir chez moi. Les beaux parterres étaient géométriques et les plantes grimpantes couvraient une magnifique pergola. J’étais un peu gêné de regarder ainsi chez des inconnus, aussi, ai-je frappé à leur porte pour leur exprimer mon admiration envers leur jardin. Ce furent deux personnes d’un âge très avancé qui m’ouvrirent. Je leur expliquais, donc, ma démarche et ils furent flattés. Ils avaient conçu leur jardin tout au long de leur vie, et les résultats de nombreuses années d’efforts étaient à présent visibles. Je leur proposais de venir prendre le thé chez moi, et de me donner leur avis sur le terrain que je voulais transformer en un beau parc fleuri.

L’homme, qui avait quatre-vingts ans, me donna quelques conseils sur ces aménagements jardiniers que je souhaitais. Je pris des notes, je fis des croquis, pour ne pas oublier tout ce qu’il me disait. Je les soumis, ensuite, au paysagiste qui trouva les idées très intéressantes. En moins de deux mois, il arriva à mettre en place les végétaux et je pus commencer à photographier mes rosiers et mes sapins taillés en nuage. J’invitais, de nouveau, le couple, sans qui je n’aurais pas pu entreprendre ces changements. Nous avons vraiment sympathisé. Maintenant, je les convie souvent à venir déguster un bon souper, ou encore, à prendre un léger goûter, car ils adorent les bonnes pâtisseries. Je peux parler de jardinage avec eux et j’acquiers toujours de nouvelles connaissances à chaque fois que je les vois.